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Gilles Caron

06/02/2013

Je suis allée voir la nouvelle exposition que propose le musée de l’Elysée de Lausanne consacré au journaliste de guerre GiIlles Caron décédé sur le terrain, au Cambodge en 1970 à l’âge de 30 ans.
L’exposition Gilles Caron, le conflit intérieur est une mémoire visuelle d’une époque que le photographe relate grace à plus de 250 photographies sur les grands conflits contemporains. la guerre des Six jours en Egypte, le Viêt Nam, le Biafra, les conflits religieux en Irlande du Nord, Mai 68, la répression du Printemps de Prague… L’exposition propose 6 temps forts, l‘héroïsme, le regard intérieur, la douleur des autres, la révolte, la nouvelle vague et la dernière image.

Je connaissais Gilles Caron comme étant photographe de guerre parmi d’autres mais évidemment ce genre d’exposition me donne envie de creuser plus encore sur cet incroyable humaniste. Gilles Caron a couvert durant sa carrière, la plupart des événements dramatiques de son temps, révoltes, famines et guerres.

Les choix récurrents de Gilles Caron reposent sur l’homme, des figures absorbées, fragilisées par tous les événements. Tous les typologies de personnages sont photographiés. Les prisonniers militaires, les combattants, des victimes civiles ou des soldats tous sont en train de réfléchir, lire, contempler ou guetter. Chaque entité souffre et cette sensibilité, Gilles Caron réussi à nous la présenter sans pour autant tomber dans le voyeurisme ou des scènes sanglantes, tout est dans la retenue.

Il n’y a pas de « méchants » il n’y a que des victimes, des héros de la vie de tous les jours qui se battent par conviction (les jeunes du printemps de Prague ou de Mai 68) ou pour survivre malgrès l’horreur (les civils au Biafra).

Gilles Caron disait de son métier qu’il n’était pas là pour prendre parti mais témoigner de la réalité. Au fur et à mesure de son travail on constate qu’il se pose des questions sur son impuissance face aux horreurs de la guerre.  Cette exposition nous permet de constater une  évolution, celle de la construction personnelle de Gilles Caron. Le dernier thème de l’exposition est un reportage dans le reportage. Le photographe ne s’intéressent plus aux inconnus mais à ses compagnons de route, photographes et journalistes. Le doute s’installe.  Finalement, Gilles Caron n’était pas un simple photographe de guerre mais plutôt un homme qui  s’interrogeait et voulait témoigner de la manière dont les gens vivaient la guerre et comment les civils en souffraient.

Crédits photos: Fondation Gilles Caron, @kael12

 

Bises

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